~ Fermeture de la piscine ~
Lettre ouverte aux conseillers municipaux
Lettre ouverte
Malgré les promesses faites
aux Saint-Cyriens, notamment dans le numéro 87 de Saint Cyr l’Ecole
Magazine, Monsieur le Maire vient d’annoncer qu’il n’envisageait plus la
réouverture de la piscine.
Sur la forme d'abord, nous sommes
très inquiets de ce mode de gouvernance qui tient plus du fait du
prince que du libre exercice de la démocratie : Faire connaître
une décision qui engage la vie de la cité par voie de presse,
sans débat préalable (voire même sans qu'en soient
informés la plupart des conseillers municipaux !).
Comme notre action de l’année passée l’avait amplement démontré, les Saint-Cyriens sont attachés à la piscine qu’ils ont payée. Les scolaires et les sportifs représentent une bonne part des quelques 130 000 entrées annuelles. Tout un chacun dans la ville pouvait profiter de cet équipement qui complétait les installations sportives de notre ville et plaçait celle-ci loin devant nombre de communes voisines.
Quels sont les arguments avancés pour cette fermeture définitive ?
- La nécessité d’un bassin spécifique de décantation pour les rejets chlorés. Est-ce bien un bon argument ou un mauvais alibi, quand on sait que la loi sur l’eau fait obligation aux communes de mettre leur réseau d’évacuation des eaux usées et des eaux de ruissellement en séparatif ? Les eaux usées, qui incluent celles de la piscine, devant être rejetées dans un bassin de décantation qui pour Saint-Cyr existe déjà au ru de Gally.
- Un solarium dangereux… par ses caillebotis. Cet équipement est-il vraiment vital pour une piscine ? C’est certainement un plus dans une piscine, mais son absence ne peut être un handicap sérieux pour son utilisation.
- Le stationnement. Les scolaires et les enfants sont-ils gênés par ce manque de stationnement ? Le réseau de bus urbains ne dessert-il pas la piscine ? Un adulte qui souhaite aller à la piscine n’est-il pas en mesure de faire quelques mètres à pied ?
- L’évolution de l’équipement pour accueillir une salle de squash ou autre est-elle une condition indispensable, alors que nos scolaires ne les utiliseront jamais ?
- L’ancienneté de la structure. Est ce bien raisonnable d’évoquer cet argument après deux ans de mandat et après avoir réalisé une étude de faisabilité et lancé en mai 2002 un appel d’offre ?
- Le coût. Si un dépassement par rapport à un objectif est toujours possible, on peut quand même espérer que les qualités de gestionnaire que décline fréquemment Monsieur le Maire sauront trouver la mesure de leur emploi et obtenir un subventionnement pour une réhabilitation estimée aujourd’hui à 3,05 millions d’euros (à hauteur de 45% par la Région et 30% par le Département ; soit 25% restant à la charge de la commune). Par contre, il est très étonnant qu’en janvier 2003, le Conseil Régional n’ait pas encore été relancé depuis la demande initiale d’août 2002.
- Les frais de fonctionnement.
Les possibilités de participation pour les équipements sportifs
accueillant des scolaires ont-elles été explorées
? Des aides financières auprès du Département et de
la Région doivent être recherchées, car ni le collège,
ni le lycée ne disposent d’équipements sportifs alors qu’ils
ont la charge des pratiques sportives.
Mais n’est ce pas la raison essentielle
de ce revirement ? Les orientations et les choix politiques de la municipalité
sont-ils compatibles avec cette piscine ? Voulez vous réellement
que les Saint-Cyriens bénéficient à nouveau de celle-ci
?
Nous avons tenu à porter à votre connaissance ces quelques éléments afin de vous faire part de la désapprobation de notre association, et de celle de milliers de Saint-Cyriens, sur les orientations prises par la Municipalité en matière de gestion, notamment sur l’avenir de la piscine.
Nous vous demandons en conséquence de prendre en compte, à l’occasion du débat budgétaire, les aspirations des Saint-Cyriens sur la réouverture de cet équipement.
Il n’est pas encore trop tard pour engager la réhabilitation ni pour s’exprimer publiquement et clairement dans ce sens.
Est ce agir pour le bien de vos concitoyens
que de repousser à un hypothétique horizon 2006 ce qui pourrait
et devait être fait en 2003 ?
Dernière mise à jour: 17 février 2003