~ BUDGET 2002 ~
DEVELOPPEMENT, QUALITE DE VIE,
FINANCES, ENGAGEMENT POUR L’AVENIR
Le début de l'année est traditionnellement, par le vote du budget de l’année en cours, la période la plus importante pour la politique locale. Le budget municipal conditionne le développement ou le devenir des équipements municipaux, la politique sociale et les facilités offertes à chacun d’entre nous : scolaires, retraités, actifs ou autres acteurs locaux. Il met en œuvre des mesures accompagnant entreprises et commerces. Le projet pour la ville ainsi défini, le budget municipal engage l'avenir de chaque habitant.
Caractérisé par des taxes locales en forte hausse pour les habitants et les entreprises (+ 5% sur chacune des 4 grandes taxes après 4 années de stabilité), le budget 2002 se distingue aussi par une refonte générale de la répartition des crédits généralement appliquée.
Après ces profondes évolutions,
Action
Citoyenne et Solidaire a souhaité
établir par ce premier dossier un bilan précis mais accessible
d’une matière réputée complexe et rébarbative.
Nous tenterons ici de relever les grandes lignes du budget, de mettre en
lumière les choix établis, pour en dégager les conséquences
pour les Saint-Cyriens. Pour ce faire, nous appuierons nos analyses sur
les données locales, fournies par la mairie, mais aussi sur les
moyennes nationales pour les villes aux caractéristiques similaires
à Saint-Cyr-l’Ecole, fournies par le ministère des finances.
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Quelle est l’importance du budget pour la vie locale ? La décentralisation, initiée
par la loi du 2 mars 1982 relative à la répartition des compétences
des collectivités territoriales a fait de la commune le principal
intervenant dans la vie locale avec pour rôle de gérer au
mieux les intérêts de ses habitants. Le transfert de certaines
compétences de l’Etat à la commune, accompagné d’un
transfert de ressources, fait du budget municipal l’élément
moteur de la vie locale :
Comment est voté le budget ? La préparation du budget, sous l’autorité du maire, commence par un débat d’orientation budgétaire organisé en début d’année. Une fois certaines informations communiquées par les services de l’?tat, comme la dotation globale de fonctionnement, le projet de budget est discuté et voté par le Conseil municipal à la majorité. Ainsi, le budget de Saint-Cyr-L’Ecole pour l’année 2002 a été voté le 26 mars dernier. Le budget est-il figé pour un an ? Contrairement aux idées reçues, le budget relève plus de l’acte prévisionnel que d’une décision ferme et définitive. Ainsi, une large place est faite aux budgets modificatifs intervenant en cours d’année. Cette procédure fort utilisée permet à la commune de modifier les comptes en fonction des besoins ou de l’urgence, sans se laisser enfermer par des décisions passées. Quels sont les chiffres importants de Saint-Cyr-l’Ecole ? Pour l’année 2002, le budget de
fonctionnement de Saint-Cyr-l’Ecole est de 16,588 millions d’€uros
(108,8 millions de francs). Il est essentiellement financé par les
impôts locaux pour 38,9%, par une dotation globale de fonctionnement
(contribution de l’Etat) et autres dotations pour 37,5%, et par diverses
taxes. Les dépenses sont affectées en charge de personnel,
pour 51,5%, et en opérations diverses avec de grandes variations.
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SAINT-CYR-L’ECOLE, LE BUDGET 2002
Page 3 Les impôts locaux : une forte hausse après la stabilité
Page 4
L’endettement : un mal nécessaire
Les subventions, la vie associative et sociale : un changement de cap
Page 5 Le fonctionnement : des choix discutables
Page 6 L’investissement : le désengagement de la ville
Les moyennes nationales
sont données pour les communes aux caractéristiques proches
de Saint-Cyr-l’?cole : Communes de 10 000 à 20 000 habitants, n’appartenant
à aucun groupement à fiscalité propre. La population
de référence de Saint-Cyr-L’?cole est de 15429 habitants.
Source : Ministère
des finances (données disponibles jusqu’à 2000).
Les taxes locales à Saint-Cyr-l'Ecole
se situent :
- très nettement en dessous de
la moyenne nationale des communes équivalentes pour les taxes foncières
sur le bâti et le non bâti, avec respectivement 2 et 10 points
de moins,
- proches de cette moyenne pour la taxe
professionnelle,
- supérieures pour la taxe d’habitation,
avec 3 points de plus.
Les taux d'imposition ont connu une période
de stabilité de 3 ans. L’année 2002 marquera un changement
de cap sensible avec une décision d'augmentation des 4 taxes de
5 %.
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Cette taxe locale touche les habitations de la commune, en fonction de la valeur locative cadastrale à laquelle est multiplié le taux fixé par la municipalité. Taux 2002 : 16.87% (+5% / 2001)
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Touchant les entreprises implantées sur la commune, elle conditionne souvent l’activité économique et l’arrivée de nouvelles sociétés sur la ville. Taux 2002 : 15.96% (+5% / 2001)
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Elle est due par les propriétaires ou usufruitiers des immeubles bâtis sur la commune, ainsi que de certaines autres catégories de biens. Taux 2002 : 16.13% (+5% / 2001)
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Elle est établie sur les propriétés non bâties de toute nature situées sur la commune, en fonction de la valeur locative cadastrale. Taux 2002 : 42.07% (+5% / 2001)
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Durant les années 1980-1990, les
communes françaises ont largement fait appel au prêt pour
financer leurs investissements et développement, augmentant la charge
de la dette. Les politiques de rigueur budgétaire des dernières
années tendent à privilégier une diminution de celle-ci.
Saint-Cyr-l’Ecole n’échappe pas à la règle, mais se
distingue par une dette traditionnellement modérée.
| Ainsi, avec un encours d’environ
550 €uros (3600 francs) par habitant, la dette de notre ville reste
nettement
inférieure à la moyenne nationale des communes de même
catégorie, contrairement aux idées parfois propagées
avec arrières pensées. Conséquence d’une gestion passée
saine, cette situation est un gage important pour l’avenir.
Notre ville peut ainsi faire face à des imprévus ou travaux importants sans nécessairement avoir besoin d’augmenter la pression fiscale sur les habitants. |
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La vie locale est rythmée, dynamisée, par le tissu associatif qui propose aux habitants de la commune nombre d’activités sportives et culturelles. Elle leur donne aussi accès à un certain nombre de services sociaux, d’entraide et de partage. C’est dire que les subventions conditionnent largement la qualité de notre vie.
Les subventions pour l’année en
cours montrent une modification de la politique associative, plus idéologique
qu’économique : les subventions traditionnelles aux services sociaux
baissent, parfois disparaissent, diminuant d’autant le service rendu aux
Saint-Cyriens. Voici les subventions variant sensiblement cette année.
| Associations | Total (€uros) | Var. 2001/02 |
| CAO
Secours populaire Comité de jumelage Histoire et patrimoine Association des Saint-Cyr de France Recopic (avenue P. Curie) Syndicats locaux Ass. française des chiens de guides Gala de l’école militaire |
86 278 €
458 € 1524 € 0 152 € 193 € 0 0 229 € |
- 31.6 %
- 58.3% - 84.5 % 2001: 1524,5 € - 66.8 % x 2.5 2001: 1212 € 2001: 2286 € nouvelle |
Un budget
municipal se divise en 2 grandes sections :
- la section de Fonctionnement : Elle
regroupe les dépenses liées au fonctionnement courant de
la municipalité : frais de personnel, EDF, téléphone,
communications…
- la section d'Investissement : Elle regroupe
les dépenses de travaux de voirie, d'équipements communaux
(piscine, bibliothèque …)
SECTION DE FONCTIONNEMENT
La section de fonctionnement, de par l’étendue des dépenses obligatoires devant y figurer, ne laisse qu’une marge de manœuvre réduite à la municipalité. Pour l'année 2002, Le budget de cette section a été fixé à 16,588 millions d'Euros (108,8 millions de francs), pour 16,131 millions d'Euros (105,8 millions de francs) en 2001.
LES RECETTES
Pour l’année 2002, les recettes
proviennent pour l'essentiel : des impôts locaux : 38,9%, et de la
contribution de l'état (Dotation Globale de Fonctionnement) : 37,5%.
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Les recettes pour l’année
2002 sont globalement stables par rapport à l’année passée,
la proportion des différents types de ressources variant :
Les impôts locaux deviennent cette année la première source de la section de fonctionnement, devant les dotations de l’Etat qui augmentent légèrement de 1.5%, les revenus des taxes évoluent peu. |
LES DEPENSES
Les dépenses principales sont :
les frais de personnel : 51,5%, l'entretien, assurance et fournitures (eau,
électricité…): 25,5%,. Les prélèvements, mouvements
comptables créditant d’autres comptes, ne sont pas à proprement
parler des dépenses pour la commune.
| Les grands postes de dépenses,
communs à toute municipalité, se retrouvent sur Saint-Cyr-l’?cole.
Les variations caractérisant le budget 2002 de fonctionnement sont
:
- Malgré de nombreuses suppressions
de postes, on constate une hausse des frais de personnel due à des
créations de postes dont on aurait pu se passer,
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La politique municipale a été définie comme une volonté de s’attaquer au manque d’entretien général des bâtiments communaux. Concrètement cela devrait se traduire par une politique d’investissement ambitieuse. Or, les faits montrent qu’il n’en est malheureusement rien bien au contraire.
Plus de 2 millions d’Euros d’investissements votés début 2001 n’ont pas été réalisés : Annulation d'emprunts et 1,4 Millions d' Euros de travaux volontairement abandonnés Comment peut-on justifier cela, quand on serine dans le même temps que la ville est en ruine ?
LE BUDGET
Pour le budget voté cette année,
nous regrettons les mêmes incohérences entre le discours et
les actes. Toujours moins d’investissements : - 2,22 M€ par rapport
au budget primitif 2001; les emprunts baissent également de 2 M€,
mais nos impôts augmentent de 5%; les subventions d’investissement
sont divisées par presque 3… Quel est le rôle d’un Maire si
ce n’est d’aller chercher des subventions auprès des autres collectivités
locales (Etat, Région, Département) pour le développement
de sa ville ?
| Budget d'investissement |
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| total dépenses dont:
Dotations, fonds divers et réserves Emprunts et dettes assimilées Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles Immobilisations en cours Total Recettes dont: Dotations, fonds divers et réserves Subventions d'investissement (Etat, Région, Département) Emprunts et dettes assimilées Amortissement des immobilisations Charges à répartir Virement de la section de fonctionnement |
7 695 672 €
3 049 € 5 388 687 € 688 371 €
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5 470 322 €
3 049 € 3 232 899 € 30 490 € 467 403 € 1 736 481 € 5 470 322 € 494 802 € 178 691 € 3 313 879 € 323 360 € 24 387 € 1 135 203 € |
TRAVAUX EN REGIE
Une étude chiffrée montre
la même politique. Les travaux effectués par les Services
Municipaux sont divisés par 2, avec des ateliers vidés d’une
partie du personnel par la municipalité. Comment ensuite justifier
l’augmentation de la masse salariale des employés municipaux si
on ne les emploie plus ? De même, les travaux sur les bâtiments
scolaires sont aussi réduits de moitié !! Où est la
priorité annoncée, de remettre en état le patrimoine
communal ?
| Travaux en Régie (Services techniques Communaux) |
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| Total
Autres agencements et aménagements Hôtel de ville Bâtiments scolaires Autres bâtiments publics Autres constructions |
347 952 €
45 734 € 15 810 € 180 487 € 609 € 105 310 € |
176 610 €
35 493 € 72 519 € 68 598 € |
Dernière mise à jour: 17 octobre 2002